Les clous qui ressortent (partie 2)

Beaucoup de jeunes Japonais adoptent une mode alternative pour critiquer la culture conservatrice et traditionnelle de leur famille et de la société en général ainsi que l’uniformisation du mode de vie dans les grandes villes. Cette mode alternative est souvent perçue comme marginale par le Japonais moyen. Dans ce billet, je vous dresserai un portrait sommaire de deux styles particuliers, c’est-à-dire le cosplay et les lolitas.

Le cosplay est un mot-valise composé des mots costume et playing. Il s’agit d’une sous-culture japonaise où ses membres incarnent des personnages de manga, d’animation japonaise, de jeux vidéos ou de films. Ils imitent avec le plus grand soin leur costume et maquillage. On trouve surtout les cosplayers dans des lieux publics des quartiers tokyoïtes de Harajuku et de Shinjuku.

Le mouvement Lolita, quant à lui, est généralement caractérisé par des robes et des jupes bouffantes dont la forme ressemble à celle d’une cloche. Ces robes et ces jupes sont souvent portées à la hauteur du genou et agrémentées de jupons pour leur donner du volume. Les adeptes de ce mouvement utilisent fréquemment de la dentelle et des accessoires comme des pièces de tête, des mini-couronnes, des mini-chapeaux, des rubans ou des fleurs artificielles.

Il existe plusieurs catégories de Lolita : Sweet, Gothic, Elegant Gothic Aristocrat , Elegant Gothic, Punk, Classic, Country, pour ne nommer que celles-là. Le style Sweet Lolita se définit par un esprit enfantin, des couleurs pastels, des formes très bouffantes et des détails liés à l’enfance, comme des peluches.

Quant au mouvement Gothic Lolita, ses adeptes s’habillent le plus souvent en noir et blanc avec des voiles ou des croix. Les jupes sont bouffantes et ornées de volants. L’esprit gothique est différent de l’esprit gothique occidental. Ce style provient du genre musical Visual Kei, composé de groupes de rock aimant se déguiser et porter des vêtements très voyants.

Évidemment, en ma qualité d’adepte du magasinage, il ne fait aucun doute que je me donne la mission de me dénicher un ensemble de lolita. Après tout, au Japon, on fait comme les Japonaises. 😀