Tout d’abord, l’histoire que je m’apprête à vous raconter est la vérité pure et absolue, jurée sur la tête de mes animaux chéris. Tout commence au comptoir d’enregistrement de United Airlines. La responsable tambourine sur son clavier, fait quelques appels, retambourine sur son clavier et refait d’autres appels. Enfin, elle me demande à quand remonte mon dernier voyage. Je lui réponds aimablement qu’il remonte à deux ans. Elle me dit qu’une autre personne ayant le même nom que moi est interdite de vol. Autrement dit, elle est inscrite sur la fameuse “no-fly list”. Elle me dit qu’on me posera beaucoup plus de questions chaque fois que je voyagerai à moins que je ne fasse changer mon nom sur mon passeport en ajoutant une initiale. Premier coup de théâtre de la journée. Après avoir obtenu l’autorisation de voyager, nous continuons vers les douanes. Tout se passe sans problème. Nous montons tranquillement à bord de l’avion et nous attendons fébrilement l’heure du décollage en feuilletant le fameux magazine Skymall, remplit de cossins à acheter les plus ridicules les uns que les autres. Un des membres de l’équipage nous annonce que nous avons un petit problème informatique, mais que tout devrait rentrer dans l’ordre après avoir redémarré les moteurs (l’équivalent du CTRL-ALT-DEL, quoi!). Première tentative, sans succès. Deuxième tentative, toujours rien. Des techniciens sont dépêchés sur les lieux. Le même membre de l’équipage nous dit qu’il faut changer une pièce. Malheureusement, les techniciens n’ont pas la fameuse pièce avec eux. Il leur faudra une demi-heure pour en avoir une autre et au moins 45 minutes pour l’installer. Donc, on nous dit qu’il faut débarquer de l’avion, récupérer nos bagages et retourner au comptoir d’enregistrement de United pour trouver d’autres vols. Nous attendons, attendons et attendons. Finalement, c’est notre tour. L’employée de cette merveilleuse compagnie aérienne (lire ici mon sarcasme) nous dit qu’il n’y a plus de vols disponibles aujourd’hui. Deuxième coup de théâtre. Il faudra attendre le lendemain, soit le 2 avril. Elle nous offre donc un vol à bord d’Air Canada d’Ottawa à Toronto, escale de 4 heures, et de Toronto à Tokyo. Nous acceptons, impuissants devant un tel revirement de situation. Aucune excuse ni aucun dédommagement ne nous sont offerts. Nous avions réservé une chambre à l’aéroport de Narita à notre arrivée. Résultat, la chambre n’est pas remboursable. Une journée perdue. Mon beau-frère et ma belle-sœur qui voyagent avec nous ne sont au Japon que deux semaines. Donc, pour eux, une journée en moins fait une énorme différence. Ils demandent à l’employée de reporter leur retour au Canada d’une journée. Elle fait changements et réimprime les cartes d’embarquement. Donc, ils reviennent au Canada le 18 avril au lieu du 17. Nous prenons nos nouvelles cartes d’embarquement d’Air Canada. Nous nous dirigeons ensuite vers le comptoir d’Air Canada pour réserver nos sièges. Tout en marchant, je regarde brièvement ma carte d’embarquement et celle de Jonathan. Je m’aperçois en catastrophe qu’elle a aussi changé notre date de retour. Nous revenons le 18 et non le 29 avril comme il avait été prévu. Troisième coup de théâtre. Nous devons alors retourner une fois de plus au comptoir de United pour faire les changements. Nous attendons, attendons et attendons en ligne. Finalement, nos sortons de l’aéroport à moitié morts vers 13 h 30. Nous étions debout depuis 4 h. Nous retournons à la maison, encore sous le choc d’avoir surmonté autant d’obstacles. Demain matin, nous devrons nous lever encore à l’heure des poules et retourner à l’aéroport d’Ottawa. Souhaitez-nous bonne chance!
One Reply to “Faux départ”
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pas trop chanceux les jeunes 🙁