Nikko

Quelle ville merveilleuse! Située à environ deux heures de Tokyo, Nikko est nichée dans les montagnes. Ici, on est loin du tumulte de la capitale.

Depuis quelques jours, un front froid s’abat sur le pays. C’est gris, très humide et il pleut souvent. On se croirait presque en Belgique! Le train local qui nous amène à Nikko sillonne des forêts de cèdres géants. Assez impressionnant comme spectacle. Je contemple tranquillement le paysage qui s’offre à moi, perdue dans mes pensées, quand j’aperçois des nappes blanches sur le sol entre les arbres. Non, ce n’est pas vrai, de la NEIGE?!? Je suis sous le choc. Je n’avais pas vu de neige depuis le début de mars au Canada… Je ne vois qu’un seul avantage à un temps aussi froid; la floraison des cerisiers est retardée dans le nord du pays. On va donc pouvoir en profiter encore.

Nous avons juste le temps de déposer nos bagages à l’hôtel avant de partir visiter des temples figurant au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous commençons notre visite par le sanctuaire shintoïste Tosho-gu, doté d’une pagode de cinq étages. Selon le Lonely Planet, la pagode n’aurait pas de fondation; un long poteau suspendu permettrait de rétablir l’équilibre advenant un séisme. Assez impressionnant quand on pense que la pagode a été érigée en 1650, puis reconstruite en 1818.  L’architecture des temples est très riche; les couleurs vives et les détails des façades dorées. Dommage que ce soit nuageux, car le soleil aurait permis de donner un autre aspect à tout ce spectacle.

Nous nous rendons ensuite au Shin-kyo, un pont rouge sacré qui surplombe la rivière Daiya. Seuls les membres de la famille impériale et les généraux peuvent le traverser.

Une fois la visite des temples terminée, c’est l’heure du souper. Nous avions remarqué un steak house sur la carte de la ville et décidons de tenter notre chance. Pourquoi ne pas en profiter pour goûter à ce fameux bœuf de Kobe? Nous feuilletons le menu, mais nulle trace du steak de Kobe. Il y a par contre du bœuf de Tochigi qui, à ce qu’on nous dit, est très reconnu. Bah, jamais entendu parler, mais d’après le prix, la qualité de la viande doit être assez exceptionnelle : 84 $ pour 150 g… J’imagine très bien les vaches de Tochigi fréquentant un spa où elles se font faire des manucures, des pédicures et des massages pour être aussi tendres et délicieuses. Bref, ce fut une expérience culinaire mémorable. Le steak fondait dans la bouche, et que dire de la sauce à l’ail qui accompagnait la viande… mmmmm un vrai délice! Petite parenthèse comme ça, j’ai remarqué que les Japonais cuisinaient rarement avec de l’ail. Dans cette culture où le respect de l’autre prime, j’imagine que c’est pour ne pas incommoder son prochain. C’est une hypothèse que je devrai vérifier.

Demain, nous quittons Nikko, la Ste-Adèle du Japon, pour nous rendre à Yudanaka et visiter le parc des singes.

3 Replies to “Nikko”

  1. Ils sont superbes ces temples, plus beaux que ceux que nous avons vus dans le sud du pays. Allez-vous voir les singes qui se baignent dans les bains chauds, ceux avec une barbe blanche?

  2. les images sont superbes 🙂 dommage, j’aurais voulu voir l’architecture de ce temple qui n’a pas de fondation. 🙂 j’espere que vous allez nous amener des photos de l’architecture… c’est mon dada

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