Yudanaka – partie 1

Nous avons fait environ 5 heures de train pour nous rendre à Yudanaka, dont le principal attrait est le parc des singes.

En arrivant à la gare, nous nous faisons arrêter par un local baragouinant l’anglais. Il nous demande où nous allons. Je lui dis le nom de l’hôtel et il me répond qu’il connaît très bien le propriétaire du ryokan. Il nous dirige vers un téléphone local et nous dit d’appeler pour qu’on vienne nous chercher. Bien qu’il soit gentil, l’homme est assez étrange; il fait des drôles de bruits et est vêtu d’un costume rapiécé. On dirait l’idiot du village, un peu comme Ti-Coune dans Le temps d’une paix, pour ceux et celles qui connaissent l’émission. Comme il reste aux alentours, je me suis rendue compte que son aide dissimulait des intentions cachées; il voulait un lift pour se rendre chez lui. Bah, ça nous a quand même évité de marcher pendant une quinzaine de minutes avec nos bagages.

Dès que nous franchissons la porte d’entrée du ryokan, nous avons une mauvaise surprise. Le tapis est très usé et sale, ça pu l’huile et l’endroit est délabré… bref, rien à voir avec les hôtels et les ryokans précédents où nous avons séjourné auparavant pour moins cher. Première déception… Le propriétaire, qui parle un anglais approximatif, nous montre les livres de commentaires que les touristes ayant séjournés chez lui ont écrits. Il nous presse un peu d’écrire des commentaires (!) Ensuite, il nous conduit vers notre chambre, qui est à l’image du reste de l’établissement : vieille et délabrée. Je me console en me disant qu’on n’y dort seulement une nuit…

C’est l’heure du souper, et nous avons faim. Le propriétaire, notre humble serviteur, nous conseille un petit resto chinois pas très loin. D’après les photos du menu dans son livre de commentaires, la bouffe a l’air appétissante. Il nous indique, à l’aide d’une carte, comment s’y rendre. Nous avons quitté le ryokan il y a à peine deux minutes quand nous entendons klaxonner derrière nous. Notre serviteur nous fait signe d’embarquer, qu’il va nous y conduire. C’est un service à la clientèle un peu trop personnalisé à mon goût…

Ce soir-là, nous avons appris qu’il ne faut jamais se fier aux commentaires figurant dans un livre d’un vieux Japonais… Le menu a l’air intéressant. Nous commandons un plat de boeuf sauté avec des légumes, un plat de riz et un plat de dumplings, le tout accompagné d’une Asahi bien froide. La serveuse insiste pour que nous prenions un plat de poulet. Nous refusons poliment. Malheureusement, elle décide de nous apporter un plat rempli d’os et de gras. Il n’y a aucune viande. Lost in translation?!?

À SUIVRE…

4 Replies to “Yudanaka – partie 1”

  1. dommage que votre choix de ryokan a ete mal guide. Je vous suggererais de mettre la liste des ryokan et d’hotels que vous avez apprecie a date, ca peut servir a quelqu’un un jour :). Pour votre resto, je sais pertinemment que les asiatiques aiment mettre d’autres “elements” pour ajouter a l’experience. Donc Gras et os, tendons et un peu de viande pour eux consiste en un saute au boeuf 🙂 y’avait-il des legumes au moins ? J’aurais voulu voir la face a Jonathan pour ce saute 😀

  2. Des os et du gras. Hum… En 2012 nous serons bien content d’en avoir sous la dent (ou sous la peau). Mais d’ici là, j’avoue que…
    En passant, parlant de 2012. Après cette date, préparez-vous tout de suite, ce sera 2036 la journée fatidique. Mettez une note tout de suite dans votre agenda! “2036, météorite”.

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