En arrivant à Kyoto, je suis frappée par le modernisme de la gare. La construction de la gare, il paraît, a suscité beaucoup de réactions contradictoires parmi les Japonais; soit ils l’adorent, soit ils la détestent.
Notre hôtel à Kyoto se trouve à environ 10 minutes de marche de la gare. Il s’agit d’un capsule hôtel façon moderne. La chambre, bien qu’elle soit assez petite, est très bien aménagée. Nous avons la toilette la plus sophistiquée que j’ai vue jusqu’à maintenant. Dès que nous ouvrons la porte, le siège se lève, comme pour nous saluer et nous inviter à prendre place. Le réservoir est doté d’un petit lavabo qui s’active dès que nous tirons la chasse. Lorsque nous quittons la toilette, allégés et soulagés, le couvercle se ferme automatiquement, apportant avec lui nos petits secrets. La douche en coin est ultra-moderne. Elle possède des lumières intégrées et des jets massants qui pincent la peau. Nous dormons par terre sur des tatamis. Le tout, pour environ 80 $. Une aubaine!
Nous quittons notre hôtel pour nous rendre à Kinkakuji, surnommé le pavillon d’or. En 1397, c’était la villa d’un shogun, qui a été convertit en temple par le fils du shogun à la mort de ce dernier. En 1950, le temple a été complètement ravagé par un incendie qu’avait allumé un jeune moine fou. Le temple a été rebâti en 1955. La version actuelle est identique à l’ancienne, excepté que le temple en entier a été recouvert de feuilles d’or, alors qu’auparavant, seulement le 2e étage était recouvert d’or.
En début de soirée, nous nous rendons ensuite à Gion, le quartier traditionnel des geishas. C’est un endroit quasi-mythique. On se croirait transporté dans une autre époque. Les ruelles étroites, bordées de cerisiers en fleurs, dans lesquelles sillonnent des canaux. Nous apercevons notre première geisha, qui escorte un petit groupe de Japonais. Nous sommes carrément subjugués. Tous les touristes, qu’ils soient Occidentaux ou Japonais, se tournent sur son passage pour la photographier.
Nous continuons à errer tranquillement dans les ruelles et nous apercevons d’autres geishas qui sortent de petites maisons en bois pour se rendre à leur rendez-vous de la soirée. Elles sont à la fois gracieuses et mystérieuses. On dirait qu’elles se déplacent sur un nuage. Elles sont d’une grande élégance, vêtues de leur kimono de soie. Je me sens comme une paparazzi qui traque les geishas qui surgissent des ruelles et tente de prendre les meilleurs clichés.
L’atmosphère dans ce quartier traditionnel est tout simplement magique. Un beau souvenir que je garderai longtemps en mémoire.

C’est vrai que de voir une geisha ce doit être presque mystique, comme de voir un ange ou un iceberg.
Pour les toilettes, ce doit être tout une expérience de voir son petit caca d’amour partir dans ce monde inconnu, transportant avec lui nos secrets intimes. C’est, j’imagine, comme voir un ange s’envoler vers le ciel (ou un iceberg s’enfoncer vers les abysses)… En tout cas, vous êtes bien chanceux.
P.S. Pour les septiques (je ne parle pas des fosses ici) qui n’ont jamais vu un vrai iceberg, oui c’est vraiment une expérience mystique (beauté, silence, isolement, le tout dans un enrobage bleu irisé…).
Daniel
Je crois qu’il est grand temps d’aborder la question des lavabos et des bidets. Sujet peu banal s’il en est un, le drain de salle de bain fera-t-il partie d’un futur blog? Coup de coeur pour les tites lumières dans la douche!
LOL