La chronique de la belle-soeur – partie 1

Il n’y a pas que l’horaire qui bouscule lorsqu’on arrive au Japon, nos habitudes et notre perception des choses prennent un sérieux tournant. On doit marcher à gauche, ne jamais se moucher en public, les ascenseurs nous parlent sans cesse, il faut se plier pour saluer, pour entrer dans un bus, il faut entrer par la sortie et sortir par l’entrée et dans les restaurants, il faut prier pour trouver une place dans la minuscule section de non–fumeur.

Comme dans toute société, le Japon est bourré de contradictions. Selon notre ami Marc, qui y habite depuis longtemps, l’apparence est très importante pour les Japonais. Déjà sortis de l’université, ils doivent se caser et doivent se mouler à des exigences très strictes autant sur le plan familial que professionnel. Il n’est donc pas surprenant de voir autant de gens dans la vingtaine avec le costume noir et la chemise blanche. En fait, c’est ce qu’il porte tous, même les femmes qui portent cependant la jupe. Le soir, à la sortie du bureau, une file d’ombres noires courent  pour rejoindre le métro.

Il est pourtant remarquable de voir les adolescents profiter du temps qu’ils leur restent et se costument comme pour faire leur dernier pied de nez  avant de rentrer dans les rangs. Ils ne se déguisent pas pour être marginaux, loin de ça, ils portent en fait le costume de leur génération.

Les adolescentes sont folles de la mode « catin ». Elles portent des jupes « froufrou » très courtes, des grosses postiches et des boucles dans les cheveux, bas mi-cuisse avec souliers super hauts ou des bottes de cowboy. Elles ont presque toutes des faux cils et un chapeau de paille. On est allé dan une boutique spécialisée pour ado et je vous jure, ça ressemblait à une usine de poupées! Les gars eux ont tous la même coupe de cheveux, genre bob crêpé avec une mèche qui traverse le visage.

Les Japonais sont excessivement polis et introvertis remplis de conventions. C’est donc drôle d’en voir quelques uns le soir à la sortie du bureau après avoir bu plus que la normale, chanter à voix haute dans un restaurant ou s’endormir pendant le repas au restaurant comme pour s’échapper de temps à autre du poids considérable de la conformité.

C’est drôle mais je n’ai pas vu de mendiants dans aucune ville ni même de musiciens dans les métros.  J’adore ce pays, la gentillesse des gens. Combien de fois nous a t’on arrêté dans la rue pour nous offrir de l’aide. De retour au Canada, je le jure, le premier Japonais que je rencontre, je lui saute dessus pour lui prodiguer toute l’aide que je peux offrir.

Mes souvenirs favoris

 

Tokyo, traverser l’intersection la plus achalandée au monde. Faudra voir le vidéo pour le croire. On l’a traversé dix fois et Claude et Jonathan ont certainement pris une cinquantaine de photos. Le fun qu’on a eu lors de notre visite d’un centre d’électronique ou on a essayé toutes les bébelles électroniques (chaise massante, vibrateur pour le dos et le fameux rodéo).

Kyoto, agir en paparazzis et courir après les geishas dans les petites rues pour prendre des photos,  passer trente minutes dans un temple agenouillée avec les Japonais pour faire de la méditation, notre chambre d’hôtel version capsule de luxe et le sympathique personnel.

Osaka, le quartier le plus animé et allumé de la ville, le Sin City avec des néons géants et de petites rues remplies de marchands de produits que je n’ai jamais vus avant et des odeurs qui ne m’ont pas donné pas du tout envie d’essayer .  On croit que c’est là qu’a été tourné Blade Runner, c’est identique.

A venir, Bepu un centre de villégiature bourré de bains thermaux extérieurs venant du sol. C’est ce qu’il me faut justement parce que j’ai mal partout à force de marcher toute la journée.

2 Replies to “La chronique de la belle-soeur – partie 1”

  1. Drôle de toilette (encore!) que celle sur laquelle Claude se fait brasser le popotin. C’est un traitement contre la constipation? De là vient l’expression “aller à la selle”? Ah! Mais on arrête pas le progrès!
    Bon c’était mon dernier commentaire avec des références intestinales. On va finir par penser que j’ai une fixation.
    C’est triste l’histoire des suicides. Pensez-vous que ce sont les touristes qui se mouchent dans la rue ou qui sortent par la porte d’entrée qui en serait la fatidique cause?
    Je suis d’accord avec toi Rebecca: “C’est drôle mais je n’ai pas vu de mendiants dans aucune ville ni même de musiciens dans les métros. J’adore ce pays…” Comme tu as raison.
    Comment sont les sushi?

  2. C’est dommage, les japonais sont pris dans la rigidite de leur societe ou la production et les conventions priment. C’est le pays ou le taux de suicide est le plus eleve. Il existe aussi un syndrome ou les gens meurent subitement tres jeune parce qu’ils se tuent litteralement au travail.

    C’est drole de voir le laisser-aller des adolescents qui “en profitent” avant de se laisser encadrer.

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